Khmer

អក្សរខ្មែរ

Abugida · 33 lettres

Chaque consonne porte une voyelle sous-entendue — ka, pas k — et des signes accroches au-dessus, en dessous ou autour la changent. On apprend donc les consonnes, puis les signes de voyelle, puis les combinaisons : trois etapes au lieu d'une. Toutes les écritures de l'Inde, plus le thaï et le khmer.

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Deux séries, et c'est tout le système

ក et គ se lisent toutes deux « k ». Il n'y a pas d'erreur : le khmer range ses trente-trois consonnes en deux séries, et deux consonnes de séries différentes peuvent noter le même son.

Ce qui les sépare est la voyelle. Une consonne de la première série amene un « a » ; une de la seconde amene un « o ». Et surtout, la série décide de la lecture de toutes les voyelles qui suivent : ា se dit « a » après la première, « ea » après la seconde.

C'est pour cela qu'on ne peut pas lire une voyelle khmère toute seule. Il faut d'abord savoir de quelle série est la consonne qui la porte — et c'est la première chose que la planche ci-dessous montre.

Les consonnes qui passent sous la ligne

ក្រុង, « ville », n'a pas trois consonnes côte à côte : c'est un ក avec un រ accroche dessous. Le petit signe entre les deux, ្, ne se lit pas — il dit que la consonne suivante s'écrit en dessous.

Cette forme souscrite ne ressemble pas toujours à la lettre pleine, et c'est la difficulté principale de la lecture. Mais elle se repère très bien : tout ce qui pend sous la ligne est une consonne souscrite.

Le khmer n'écrit pas d'espaces entre les mots. Les consonnes souscrites sont donc l'un des rares repères qui disent où une syllabe commence.

Des voyelles écrites avant leur consonne

Comme en thaï, plusieurs voyelles khmères se dessinent à gauche de la consonne qu'on prononce avant elles : េ ែ ៃ ោ ៅ et ើ.

Lire un panneau dans l'ordre où les signes sont peints donne donc un mot qui n'existe pas. ពេញ, la fin de Phnom Penh, montre le េ avant le ព alors qu'on dit « penh ». On repère la consonne d'abord, puis on lit la voyelle posée devant elle.

Ce n'est qu'une affaire de dessin : la voyelle appartient bien à la consonne qui la précède à l'oreille, et c'est ainsi qu'un clavier khmer la tape.

Ce qu'on ne transcrit pas, et pourquoi

Mot à mot, la lecture marche : កំពង់ se lit « kampong », ភ្នំពេញ « phnompenh », ក្រុង « krong ». La voyelle sous-entendue tombe en fin de mot, comme il se doit.

Mais le khmer n'écrit pas d'espaces, et un nom de lieu est presque toujours un composé. ក្រុងសៀមរាប, Krong Siem Reap, se lit alors « krongosiemorab » : la voyelle du ង, qui devrait tomber à la fin de « krong », ressort au milieu parce que rien ne dit où le mot s'arrête.

C'est pourquoi il n'y a pas de quiz de noms de lieux ici — mieux vaut un exercice de moins qu'un exercice qui enseigne faux. Ce qui reste est ce qui sert devant un panneau : reconnaître l'écriture, savoir qu'elle ne s'emploie qu'au Cambodge, et lire la vingtaine de mots qui reviennent partout.

Anti-sèche

Première série : elles amenent un « a »

Quinze consonnes. Chacune arrive avec un « a » sous-entendu, et donne aux voyelles qui la suivent leur lecture de première série.

កkakle son k, avec un « a » sous-entendu
ខkhakhle son kh, avec un « a » sous-entendu
ចchachle son ch, avec un « a » sous-entendu
ឆchhachhle son chh, avec un « a » sous-entendu
ដdadle son d, avec un « a » sous-entendu
ឋthathle son th, avec un « a » sous-entendu
ណnanle son n, avec un « a » sous-entendu
តtatle son t, avec un « a » sous-entendu
ថthathle son th, avec un « a » sous-entendu
បbable son b, avec un « a » sous-entendu
ផphaphle son ph, avec un « a » sous-entendu
សsasle son s, avec un « a » sous-entendu
ហhahle son h, avec un « a » sous-entendu
ឡlalle son l, avec un « a » sous-entendu
អqale son muet, avec un « a » sous-entendu

Seconde série : elles amenent un « o »

Dix-huit consonnes, dont beaucoup notent le même son qu'une consonne de la première série. Ce n'est pas un doublon : elles amenent un « o », et changent la lecture des voyelles suivantes.

គkokle son k, avec un « o » sous-entendu
ឃkhokhle son kh, avec un « o » sous-entendu
ងngongle son ng, avec un « o » sous-entendu
ជchochle son ch, avec un « o » sous-entendu
ឈchhochhle son chh, avec un « o » sous-entendu
ញnhonhle son nh, avec un « o » sous-entendu
ឌdodle son d, avec un « o » sous-entendu
ឍthothle son th, avec un « o » sous-entendu
ទtotle son t, avec un « o » sous-entendu
ធthothle son th, avec un « o » sous-entendu
នnonle son n, avec un « o » sous-entendu
ពpople son p, avec un « o » sous-entendu
ភphophle son ph, avec un « o » sous-entendu
មmomle son m, avec un « o » sous-entendu
យyoyle son y, avec un « o » sous-entendu
រrorle son r, avec un « o » sous-entendu
លlolle son l, avec un « o » sous-entendu
វvovle son v, avec un « o » sous-entendu

Les voyelles, et leurs deux lectures

Chaque signe se lit de deux façons selon la série de la consonne qui le porte. C'est pour cela qu'on ne peut pas lire une voyelle khmère isolement — et c'est tout le système de l'écriture.

ាaaa« a » après une consonne de première série, « ea » après une de seconde
ិie« e » après une consonne de première série, « i » après une de seconde
ីiiei« ei » après une consonne de première série, « i » après une de seconde
ឹoeoe« oe » après une consonne de première série, « eu » après une de seconde
ឺoeuoeu« oeu » après une consonne de première série, « eu » après une de seconde
ុuo« o » après une consonne de première série, « u » après une de seconde
ូuuou« ou » après une consonne de première série, « u » après une de seconde
ួuauo« uo » après une consonne de première série, « uo » après une de seconde
ើaoeaeu« aeu » après une consonne de première série, « eu » après une de seconde
ឿieoea« oea » après une consonne de première série, « oea » après une de seconde
ៀeaie« ie » après une consonne de première série, « ie » après une de seconde
េee« e » après une consonne de première série, « e » après une de seconde
ែaeae« ae » après une consonne de première série, « ea » après une de seconde
ៃaiai« ai » après une consonne de première série, « ey » après une de seconde
ោaoao« ao » après une consonne de première série, « oa » après une de seconde
ៅauau« au » après une consonne de première série, « ov » après une de seconde

Ce qui n'est ni consonne ni voyelle

Sept signes, dont le plus fréquent de l'écriture : le coeng, qui glisse une consonne sous la ligne. Les deux derniers ne changent pas le son de leur consonne mais sa série, donc la lecture de tout ce qui suit.

្coengNe se lit pas : il met la consonne suivante sous la ligne.
ំnikahitmNasalise : « m », ou « ng » selon ce qui suit.
ះreahmukhUn souffle en fin de syllabe.
៉musikatoanFait passer une consonne de la seconde série à la première.
៊triisapFait passer une consonne de la première série à la seconde.
់bantocFerme la syllabe : la consonne qui le porte perd sa voyelle.
៍toandakhiatFait taire la lettre qu'il surmonte.

Les mots des panneaux

ក្រុងkrongville
ភ្នំphnomcolline
កោះkohîle
ខេត្តkhaetprovince
ស្រុកsrokdistrict
ភូមិphumivillage
ផ្លូវphlovrue
ទន្លេtonlefleuve
បឹងboenglac
វត្តvotttemple
ខាងជើងkhang cheungnord
ខាងត្បូងkhang tboungsud
ខាងកើតkhang kaeutest
ខាងលិចkhang lechouest
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